Luttes des Afrodescedant-e-s

Journée Afrodescendance : Le musée de Grenoble ouvre ses portes aux associations Afrodescendantes 

Eyiyiadeinfos  Plus de deux cent personnes d’origine africaine ou non et des caraïbes ont pris d’assaut les couloirs du musée de Grenoble ce 25 septembre 2026, non pas pour une attaque ciblée. Mais pour revivre, se connecter et mettre en lumière l’art à travers l’histoire des africain-e-s esclavagisé-e-s.   Pourquoi un parcours artistique au musée ? Les membres des dizaines d’associations ont sous la direction de Pia Richard, cheffe de projet Afrique à la ville de Grenoble et Coordinatrice du projet « Luttes des Afrodescedant-e-s pour la liberté et l’égalité à travers l’histoire et l’histoire de l’art » ont visité le musée de Grenoble. Pour la petite histoire ce projet s’inscrit dans l’objectif de reconnaître et de valoriser les initiatives artistiques et éducatives de ces associations ainsi que les écoles grenobloises. Ils ont encore mis la lumière sur des enjeux contemporains tels que : l’esclavage, le colonialisme, les discriminations, sur la résilience… Cette initiative a pour but également de permettre l’instauration d’un temps de dialogue et d’échanges entre les associations, les chercheurs et autres personnages pour un vrai partage de connaissances et d’enrichissement mutuelle.   Notion d’Afrodescendance  Il faut reconnaître que l’Afrodescendance consiste à être né hors du continent africain mais avoir un parent d’origine africaine et aussi partager une expérience commune. Cette notion et cette collection dans un tel musée joue un rôle ou incarne l’occupation d’un espace que partage les dauphinois-es. L’afrodescendance en globe aussi d’autres questions importantes au musée.  La question de l’exil, de migration, de déplacement, de la transmission et de l’héritage.   Le parcours artistique  En ce qui concerne la première partie de cette journée repartie en trois étapes elle a consisté à arpenter les couloirs du musée de Grenoble pour présenter les dix œuvres d’artistes choisis pour la circonstance qui ont fait de cette notion d’afrodescendance une des matières de leurs œuvres. Ce parcours sous la conduite de Abou Fall, a présenté l’adoration des mages de Abraham Bloemaert, en passant par Champollion de Frédéric, Auguste Bartholdi sans oublier les masques Ntomo de la population Bamana du Mali et Toma de la Guinée ou encore du bateau négrier de Joseph Mallord William Tuner. Tout comme cette œuvre de la Femme nue de wifredo Lam. Un chemin bien tracé pour faire montrer aux visiteurs du jour l’importance de l’art historique que regorge le musée de Grenoble. L’essence de la lutte  Une journée Afrodescendante sans remonter dans le temps risque de passer inaperçue, c’est pourquoi était nécessaire une palette de discours tiré sur les discours de Aimé Cesaire, Cheikh Anta Diop de même que le film”Dahomey” de Mati Diop. Tout ceci enrichi par des séquences musicales rythmé par des pas de danses. A noter qu’une conférence a été faite, animée par Pap Ndiaye, historien et professeur, ancien ministre de l’Education Nationale et de la Jeunesse sur l’Histoire de la Migration et l’Intégration des Afrodescedant-e-s de Grenoble. Messan D. 

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